SCPI : définition, intérêt, et fonctionnement

De nombreux particuliers se tournent vers une Société Civile de Placement Immobilier (SCPI) pour leurs investissements locatifs. Si ce type de placement offre plus de sécurité et de tranquillité d’esprit, cela permet également de se constituer un patrimoine sur mesure. Vous envisagez d’investir dans une SCPI, mais vous ne savez rien de son fonctionnement ? Découvrez ici l’essentiel à savoir sur celui-ci.

Qu’est-ce qu’une Société Civile de Placement Immobilier (SCPI) ?

Une SCPI est une organisation qui travaille dans l’acquisition et la gestion de biens immobiliers au bénéfice de ses associés. Ceux-ci obtiennent des parts sociales relativement à leurs apports et financent tous ensemble les différentes acquisitions. Ils sont ensuite rémunérés par la structure en fonction de la valeur des parts de leurs investissements.

On distingue plusieurs types de sociétés civiles de placement immobilier en fonction de leurs objectifs poursuivis. Cependant, la constitution d’une SCPI n’est pas une tâche facile à réaliser. Elle doit en effet avoir un capital social supérieur à 760 000 euros. Aussi, il faut que ceux qui en portent le projet puissent satisfaire de nombreuses conditions pour obtenir un agrément délivré par l’Autorité des Marchés Financiers (AMF).

Quel est l’intérêt d’investir dans une SCPI ?

Si plusieurs Français optent pour les sociétés civiles de placement immobilier, c’est parce qu’elles offrent bien d’avantages. Une SCPI est en effet la solution pour sécuriser vos investissements immobiliers en mutualisant les risques locatifs et fonciers. En y investissant, vous ne vous souciez plus des déclarations fiscales, du recouvrement des loyers ou des démarches administratives particulières.

En plus de minimiser les risques inhérents au placement, une SCPI vous permet de vous constituer un patrimoine. Elle vous offre la possibilité de devenir copropriétaire d’un bien à usage d’habitation, des locaux professionnels ou de murs commerciaux.

Le fonctionnement des SCPI (société civile de placement immobilier)

L’organisation d’une SCPI est fortement dépendante de l’Autorité des Marchés Financiers (AMF). Si elle veille à ce que chaque associé jouisse de ses droits d’information, l’AMF peut imposer au besoin la désignation d’un commissaire aux comptes.

Concrètement, toute société civile de placement immobilier est dirigée par une société de gestion. Désignée par les statuts, celle-ci élabore la stratégie patrimoniale, procède aux différentes acquisitions et se charge de l’entretien du parc immobilier. Cette société de gestion est placée sous l’autorité et la surveillance d’un comité de 7 personnes désignées parmi les associés.

Tous les investisseurs ou associés ne peuvent être représentés dans l’assemblée générale d’une SCPI. Ce qui n’empêche pas pour autant cet organe de définir la politique d’investissement, de valider la nomination ou la révocation de l’expert immobilier ou du commissaire aux comptes.

Le fonctionnement d’une SCPI dépend également de la forme d’acquisition des parts. Les règles varient en effet selon que le capital soit variable ou fixe. Dans une SCPI à capital fixe, c’est uniquement à l’ouverture du capital que l’on peut souscrire des parts. Au sein d’une SCPI à capital variable, les particuliers achètent ou vendent des parts à volonté. Dans ce cas, la SCPI fixe le prix des parts et se charge de leur cession. Les parties s’acquittent cependant de certains frais supplémentaires.

En investissant dans une SCPI, vous acquérez une quote-part de son parc immobilier. Ce qui vous permet de percevoir une part du revenu locatif généré. Vous devez toutefois vous acquitter de certaines taxes liées à la nature des revenus que vous en tirez. Vous devrez aussi verser 24 % du montant à titre d’acompte.

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